ARNtreal : fuite de données sur l'appli, 100 000 clients potentiellement concernés

La marque française de streetwear ARNtreal a confirmé le piratage de son application mobile. Un pirate revendique les données de plus de 100 000 utilisateurs, soit des numéros de téléphone et des adresses e-mail, selon les informations publiées fin septembre 2026. Le fondateur de la marque, Andrea Albrizio, minimise l'incident.
Un pirate revendique 101 015 utilisateurs
Selon Clubic, un pirate revendique une base de données de 3,5 Go. Elle contiendrait 101 015 utilisateurs, dont 81 006 adresses e-mail et 39 327 numéros de téléphone. Ces chiffres proviennent de la revendication et ne sont pas confirmés par la marque.
EmarketerZ rapporte les mêmes données, en précisant qu'Andrea Albrizio n'a pas validé ces chiffres. Le fondateur n'avance aucun décompte de son côté.
Les informations sur la nature exacte des données restent donc à vérifier.
La marque reconnaît un piratage limité à l'application
Andrea Albrizio admet que l'application de la marque a été piratée, selon Clubic. Il affirme que seule cette version mobile est concernée. Selon lui, la boutique physique et le site de e-commerce hébergé sur Shopify ne sont pas touchés.
Le fondateur indique que 99 % des utilisateurs viennent pour les jeux-concours. Il assure que le problème est « réglé en interne ». Il estime qu'il n'y a « rien de sensible à part (numéro et mail) », d'après Clubic.
La marque n'a pas précisé comment l'application a été compromise.
Une déclaration annoncée à la CNIL
Andrea Albrizio affirme que les personnes concernées seront prévenues. Il indique qu'une déclaration sera faite auprès de la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés), l'autorité française de protection des données, selon Clubic.
À la date de publication de ces articles, aucune plainte ni aucune décision des autorités n'est mentionnée dans les sources.
La rapidité et le contenu de cette notification restent à confirmer.
Un ton critiqué par les spécialistes
Sur le réseau social X, Andrea Albrizio a écrit « C'est trop rien de grave, retournez bosser », rapporte EmarketerZ. Ce message a provoqué des réactions, notamment de Fuites Infos et du fondateur de Cyberattaque.org, selon Clubic.
Ces spécialistes soulignent qu'un numéro de téléphone et une adresse e-mail peuvent servir à des campagnes de phishing (hameçonnage), c'est-à-dire des messages frauduleux qui imitent une marque pour voler des identifiants. Clubic rappelle que les jeux-concours peuvent renforcer ce risque.
Clubic cite aussi d'autres cas récents, comme le vol de données de la DGFiP en août, qui touchait 678 000 personnes selon ce média.
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