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Primaire socialiste : la plateforme de vote en ligne visée par une cyberattaque

Parti socialiste : confirmée

La plateforme de vote en ligne de la primaire socialiste a été visée par une cyberattaque vendredi 9 octobre, peu après son ouverture à 8 heures. Selon le PS, l'attaque vise à saturer le site par des connexions automatisées, ce qui a ralenti le vote. Le parquet de Paris a ouvert une enquête, et les organisateurs ont prolongé le scrutin jusqu'à dimanche 18 heures.

Un site saturé dès l'ouverture du scrutin

La plateforme de vote en ligne de la primaire, utilisée par environ 140 000 électeurs inscrits, a été attaquée vendredi peu après son ouverture à 8 heures. Dans un communiqué, Patrick Mennucci, président de la Commission d'organisation de la primaire, affirme que le site « est victime d'une cyberattaque depuis son ouverture ». Il explique que l'attaque consiste à faire monter au maximum le nombre de connexions simultanées au moyen de robots (bots).

Le site a connu des lenteurs et des bugs, empêchant certaines personnes de voter, selon BFMTV. Les candidats en lice sont l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, le premier secrétaire Olivier Faure, Ségolène Royal, le député Jérôme Guedj et le député Emmanuel Maurel.

Le PS assure que les votes sont intacts

Patrick Mennucci affirme que « l'intégrité des votes enregistrés n'est pas compromise ». Il indique que toutes les mesures nécessaires ont été prises dès l'identification de l'attaque pour assurer la continuité du scrutin. Une ligne d'assistance, mise en place par les organisations politiques participantes, a été maintenue pour aider les électeurs qui rencontraient des difficultés de connexion.

Les organisations politiques concernées condamnent « fermement » cette tentative de perturbation et saisissent la justice, selon le communiqué. Ni la direction du PS ni les sources consultées ne donnent d'information sur l'origine de l'attaque ni sur ses auteurs. Aucune source ne fait état d'un vol de données personnelles.

Le vote prolongé jusqu'à dimanche

Face aux difficultés, les organisateurs ont décidé de repousser la fin du vote de samedi 20 heures à dimanche 18 heures, selon BFMTV et Libération. À 18 heures samedi, 101 243 personnes avaient voté sur les 140 000 inscrits, a indiqué BFMTV.

Le scrutin se déroule ainsi sur deux journées, comme le rappelle l'organisation dans son communiqué.

Une enquête ouverte à Paris

Le parquet de Paris a annoncé samedi avoir ouvert une enquête après le piratage de la plateforme « e-votez », utilisée pour le vote électronique de la primaire. L'enquête, ouverte vendredi par la section cybercriminalité du parquet, a été confiée à l'Office anti-cybercriminalité (Ofac), qui dépend de la police nationale.

Les faits visés sont l'entrave au fonctionnement d'un système de traitement automatisé de données (STAD), l'accès et le maintien frauduleux dans ce système, sa modification, et la participation à une association de malfaiteurs. Selon le parquet, cette dernière qualification concerne la préparation d'un délit puni d'au moins cinq ans d'emprisonnement. L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) est également mobilisée, a indiqué la direction du PS à BFMTV.

Une primaire sous observation

Les médias ont présenté l'incident comme un test pour la vie démocratique. L'Opinion titre ainsi sur « un test de résilience démocratique ». Le scrutin en ligne reste ouvert jusqu'à dimanche soir, et le résultat n'est pas encore connu à la date de publication de cet article.

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