Confirmée France

PS : la plateforme de vote de la primaire visée par une cyberattaque

PS : confirmée

La plateforme de vote en ligne de la primaire de la gauche a été visée par une cyberattaque vendredi 9 octobre, dès l'ouverture du scrutin. Selon les organisateurs, l'intégrité des votes n'est pas compromise. Le parquet de Paris a ouvert une enquête et a prolongé le vote jusqu'à dimanche.

Une attaque dès l'ouverture du scrutin

La plateforme de vote en ligne de la primaire socialiste a été attaquée vendredi, peu après son ouverture à 8 heures, selon BFM. Patrick Mennucci, président de la Commission d'organisation de la primaire, l'a annoncé dans un communiqué. Il explique que l'attaque vise à porter au maximum le nombre de connexions simultanées au moyen de robots informatiques (programmes automatisés, appelés bots).

Le scrutin concerne environ 140 000 électeurs appelés à choisir leur candidat à la présidentielle parmi cinq prétendants. Libération et Le Monde mentionnent également la cyberattaque dans leurs titres, sans que leurs articles soient accessibles dans les sources disponibles.

Les sources ne mentionnent pas de vol de données personnelles. Aucune fuite d'informations sur les électeurs n'est signalée à ce stade.

Des lenteurs et un scrutin prolongé

Selon le parquet de Paris, l'attaque a provoqué des lenteurs sur le site, empêchant certaines personnes de voter et créant des bugs. Face à ces difficultés, les organisateurs ont repoussé la fin du vote à dimanche à 18 heures, au lieu de samedi à 20 heures.

À 18 heures samedi, 101 243 personnes avaient voté sur les 140 000 inscrits, selon le parquet. Une ligne d'assistance est restée mobilisée pour aider les électeurs qui rencontraient des problèmes de connexion, indique le communiqué relayé par BFM.

Une enquête ouverte à Paris

Le parquet de Paris a ouvert une enquête vendredi, confiée à l'Office anti-cybercriminalité (Ofac), qui dépend de la police nationale. Elle vise plusieurs infractions : entrave au fonctionnement d'un système de traitement automatisé de données (STAD), accès et maintien frauduleux dans ce système, modification de ce système, et participation à une association de malfaiteurs.

L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) est également mobilisée, selon la direction du PS interrogée par BFM. Les organisations politiques participant à la primaire disent saisir la justice, et une plainte doit être déposée.

Des organisateurs qui affirment garder le contrôle

Patrick Mennucci assure que « l'intégrité des votes enregistrés n'est pas compromise ». Il ajoute que toutes les mesures nécessaires ont été prises pour assurer la continuité du scrutin dès l'identification de l'attaque.

Les organisateurs condamnent une tentative de perturbation du processus démocratique. Ils n'ont pas identifié, dans les sources disponibles, de responsable ni de groupe à l'origine de l'attaque. Aucune revendication n'est mentionnée.

Ce que les électeurs doivent savoir

Les électeurs qui n'ont pas pu voter peuvent poursuivre le scrutin jusqu'à dimanche à 18 heures, selon les organisateurs. Les sources ne précisent pas les modalités exactes de vote pour ceux qui ont rencontré des difficultés.

Une erreur, une précision ? Signalez-la, nous corrigeons rapidement.